La crise d'angoisse/de panique
Publié le 14 Mai 2013
Cette saloperie qui te cloue sur place.
Cette bitch qui te fait sortir du métro parce que l'air ne passe plus. Parce que t'as l'impression de mourir d'un coup d'un seul.
Cette p*** qui t'empêche d'aller au bout de ta rue acheter une baguette de pain parce qu'en chemin tu penses que tu va faire une attaque.
Cette vilaine qui te fait penser que tu es folle ou que tu vas le devenir, parce que la seule chose que tu penses à cet instant c'est que tu n'as plus d'avenir, plus de perspective.
Cette mauviette qui n'est même pas capable de te faire comprendre pourquoi tu fais des crises et pourquoi tu n'arrives pas à les enlever autrement qu'avec des médicaments.
Cette lache qui vient, qui s'accroche, qui traverse tout ton corps, qui te liquifie, qui t'electrise et qui repart en te laissant vide.
Cette insuportable qui te fais penser à toutes les pires choses qui pourrait t'arriver ou arriver à tes proches.
Cette diabolique qui te fais même douter de ta propre existence au point de te dépersonnaliser et de rendre irréel tout ce qui t'entoure. Au point que tu ne te reconnais pas dans la glace, au point que ton prénom te parait surréaliste, au point que ton corps te semble loin.
Cette petas** qui te fais perdre pied, qui t'enlève les mots, qui te crispe les muscles, qui t'engourdit les membres, qui te fait tourner la tête.
Ces dernières années tu m'a fui, souvent mais pas encore assez. Un jour tu aura peur de moi et non des médicaments qui te garde loin de moi. Je te vaincrais.
Aujourd'hui je sais que je ne suis pas folle, juste un peu trop sensible et trop à l'écoute de mon corps. Avoir mon Poupon m'aide beaucoup. J'écoute l'autre et moins moi même. Elle me donne la force de combattre mon malaise, de souffler quand il le faut, de me controler quand je perd pied. Elle me donne des nouvelles angoisses, mais des angoisses de mère. Des angoisses de tous le monde.
Quand j'étais petite, je pensais avoir toutes les maladies du monde, je passais beaucoup trop de temps à avoir peur de beaucoup trop de choses, à me perdre dans mes angoisses. La mort étant la principale héroïne de mes affres. Affreuse mort ou tout n'est que mystère. Ma grande curiosité n'a jamais voulu savoir ce qu'il y avait derrière ce rideau noir.
Ce billet n'est pas très drole mais j'avais vraiment envie de parler de ces foutues crises. J'avais envie de poser des mots sur ce mal qui nous ronge de plus en plus. J'avais envie de crier haut et fort que prendre des anti dépresseurs ne veut pas dire être forcément dépressive car il est sure que j'aime la vie et qu'elle me le rend bien. J'avais envie de faire parler ceux ou celle qui n'osent pas. J'avais besoin de vous écrire tout simplement.
Promis le prochain billet sera plus drôle...